la-peste.jpgOran, 194.. Les rats sortent de partout et meurent en quantité. Très vite, c'est au tour des hommes. La peste est là. La ville est coupée du monde, fermée à toute circulation. Bernard Rioux, médecin, organise les soins, visite les malades. Les oranais sont réduits à l'état d'exilés dans leur propre ville. "Oui, il y avait dans le malheur une part d'abstraction et d'irréalité. Mais quand l'abstraction se met à vous tuer, il faut bien s'occuper de l'abstraction." Jean Tarrou tient un journal et finira par contribuer à former les gens face à cette épidémie. Raymond Rambert, journaliste, n'est pas oranais et veut à tout pris sortir de la ville pour rejoindre sa femme. Il abandonne au bout de quelques tentatives et décide d'aider le docteur. Il y a encore Joseph Grand, employé de mairie. Chacun tente au moins de survivre. Certains avouent même plutôt se satisfaire de la peste, à l'image de Cottard qui, suicidaire avant l'épidémie, retrouve ses petites magouilles crapuleuses sans attirer trop l'attention de la justice trop occupée ailleurs.

La Peste, roman d'Albert Camus publié en 1947, Gallimard.

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