Frida dans les oreilles
Salut journal impudique. Salut amis. Salut Parents. Me revoilà. Certes, je ne suis pas très régulier à venir ici, le temps file à travers mes doigts de père actif et mes palmes de paresseux, il file entre les étoiles de mes nuits d'amant, passe au milieu de mes décombres de rêveur, et puis un soir aux sombres sons de ces Noirs Désirs, je trouve enfin un espace blafard où m'asseoir quelques instants pour laisser à mes mots un peu d'air. Alors vous aussi vous êtes là à me lire... C'est décembre maintenant, il ne fait plus très clair et j'ai eu du mal à vivre ces derniers temps. J'ai dû un peu trop regarder les hommes dans les yeux. Ils nous saoulent en ce moment les hommes. Avec leurs idées d'hommes. Et pas seulement les grands hommes, même si eux on ne peux pas ne pas les entendre raconter leur conneries avec tellement de certitude. Mais aussi les autres, les simples, les quotidiens avec qui on se coltine toute la journée au boulot. C'est dur vous savez, des fois on en a les bras du cerveau qui tombent. Heureusement il y a aussi d'autres zom qui nous réveillent avec leurs baisers mous et frais et leur caresses d'amis. A ceux-là ce soir je dit merci pour me tenir à bout de bras. Merci à Boris Vian aussi que je lis en ce moment et qui me redonne un peu espoir à tellement parler de la mort.
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