Échalier

N.m. (XIVè; var.dial. de escalier). Sorte d'échelle permettant de franchir une haie.Clôture mobile barrant l'entrée d'un champ.

"Il enjamba un fossé, franchit une haie, leva un échalier, entra dans un courtil délabré, fit quelques pas hardiment, et tout à coup, au fond de la friche, derrière une haute broussaille, il aperçut la caverne."

(Victor Hugo, les misérables)


Effendi

N.m. (1624; mot turc, altér. du gr. mod. afentis, gr. anc. authentês "maître"). Titre de dignitaires civils ou religieux, chez les Turcs. "Me voilà pour tout de bon un indiscutable effendi" (Loti). On écrit aussi Éfendi.

 

"Personne ne peut diriger un âne, et certains se heurtaient à des chameaux, des derviches, des effendis, des mulets, des mendiants, et tout ce qui présentait aux ânes une chance raisonnable de collision."

(Le voyage des innocents, un pique-nique dans l'Ancien Monde. Mark Twain)


Épiphanie

N.f. (1190; lat. eccl. epiphania, gr. epiphaneia "apparition"). Relig. cathol. Manifestation de Jésus Christ aux Rois mages venus pour l'adorer.Fête de l'Église qui commémore cette adoration et qu'on appelle aussi jour des rois. Tirer les rois le jour de l'Épiphanie. Le carnaval commence à l'Épiphanie.

"On le retrouverai alors fidèle à sa méthode : partir du réel, réflechir sur le concret, penser le monde dans son épiphanie la plus brutale, saisir l'immanence, ne pas aborder le sujet en biais, par ce que les livres en disent déjà après la déformation opérée par les concepts et les idées." (L'ordre Libertaire, la vie philosophique d'Albert Camus, Michel Onfray)


Époché (WIK)

Du grec (ἐποχή / epokhế) qui signifie d'abord « arrêt, interruption, cessation ». En philosophie, ce terme désigne avant tout la suspension du jugement. Phil. Chez les sceptiques, l'épochè désigne la suspension du jugement. On s'abstient de toute assertion, soit favorable, soit défavorable, pour ou contre.

"Meursault [héros de L'Étranger de Camus] n'a rien fait pour, mais il pratique l'apathie, l'aphasie, l'épochè, l'adiaphorie : indifférent à tout, se dispensant de donner son avis, suspendant son jugement, son trajet romanesque illustre ces façons d'être et de faire. Précisons : la mort de sa mère ne le bouleverse pas ; (L'ordre Libertaire, la vie philosophique d'Albert Camus, Michel Onfray)


Ésotérisme

N.m. (1846 ; de ésotérique). ♦1°Didact. Doctrine selon laquelle des connaissances ne peuvent ou ne doivent pas être vulgarisées, mais communiquées seulement à un petit nombre de disciples. V. Hermétisme, magie, occultisme. L'ésotérisme des Rose-Croix.2°Caratère d'une oeuvre impénétrable, énigmatique. L'ésotérisme des sonnets de Shakespeare. ◊ ANT. Exotérisme.

 

"- Tout a fait. On est presque inévitablement confronté aux apocryphes si on s'intéresse à la Bible ou au catholicisme, et il est tout aussi probable que quelqu'un qui s'intéresse à l'ésotérisme d'une manière générale les lise."

  (Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, Stieg Larsson)


Étançonner

V.tr. (Estançoner, v. 1180; de étançon). Techn. Soutenir à l'aide d 'étançons. V. Consolider, étayer. Étançonner une muraille. "Le pin de la Saint-Jean, debout entre les pals qui l'étançonnent" (L. TAILHADE).

"J'ai été l'un des maîtres de l'État, les caves du Trésor étaient encombrées d'espèces au point qu'on était forcé d'étançonner les murs, prêts à se fendre sous le poids de l'or et de l'argent, je dînais rue de l'Arbre-Sec à vingt-deux sous par tête."

(Les Misérables, Victor Hugo)


Exegèse

N.f. (fin XVIIe; gr. exêgêsis "explication"). Interprétation philosophique et doctrinale d'un texte dont le sens, la portée sont obscurs ou sujets à discussion. V. Commentaire, critique. Exégèse biblique, sacrée, et absolt. l'Exégèse. "Même pour le Nouveau Testament, il n'y a pas de complète exégèse sans la connaissance de l'hébreu" (RENAN). — Exégèse historique, fondée sur l'étude des documents. Exégèse littéraire. Faire l'exégèse d'un discours politique, d'une dépêche diplomatique.

Exégète

N.m. (1732 ; gr. exêgêtês). Personne qui s'occupe d'exégèse (V. Commentateur, interprète), et spécialt. d'exégèse biblique. "Un plus grand nombre d'exégètes, de critiques et de biographes se sont, ces dernières années, emparés de lui (Sainte-Beuve) pour l'expliquer" (HENRIOT)

 

"- Exactement. Les apocryphes soutiennent par exemple qu'on peut pratiquer la magie, que le mensonge est autorisé dans certains cas et ce genre d'affirmations, qui évidemment indignent les exégètes dogmatiques de Ecritures."

(Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, Stieg Larsson)

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