Deux février 2010 en France
Quand même. Prendre un peu le temps. Quand même jeter quelques mots comme ça au nez du vent, dans les méandres de la cybernétique avec ce doux espoir qu'un ami aura le temps de lire (nous n'avons plus beaucoup de temps pour tout ça). Juste pour le plaisir d'écrire mes impressions, mes états d'âme. J'ai plusieurs cahiers qui se rappellent de mon passé depuis l'adolescence. Je viens de ces pays-là où l'on ne sait pas encore bien à quoi l'on ressemble. Ces pays de chanteurs. J'étais chanteur et comme tous les habitants je chantais faux, mais je disais vrai. Je cherchais ma voix, je grandissais. Le petit garçon s'était empêtré dans mes moustaches naissantes. Tout hésitait. Aujourd'hui, je me penche sur tout ça avec un plaisir non dissimulé. Je m'aperçois que j'étais déjà moi et que je le suis resté. Assez fier donc, enfin fier...content, satisfait. J'ai tout gardé et j'ai bâti autour. le vent peux souffler maintenant, ça résiste mieux que par le passé. J'ai su abriter mes fragilités, les ranger en lieu sûr. Et je les sort de temps en temps lors de certaines soirées lumineuses pour les contempler. Je suis conservateur, je n'oubli pas, je comprends, je pardonne et j'avance. Résolu, amoureux, convaincu de la vertu du doute et chérissant mes contradictions par dessus tout. J'aime que la perfection nous échappe, quelle horreur la perfection, l'ennemie de l'intelligence. Ce soir je t'ai encore parlé et j'en ai besoin. A bientôt. N'hésite pas à me parler aussi.
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