Caligula.jpgL'empereur Caligula a disparu suite à la mort de sa soeur et maîtresse Drusilla. Au palais, on s'inquiète, on tente des explications. Quand l'empereur réapparaît après quelques jours, ravagé de fatigue, égaré, c'est pour dire son désespoir de n'avoir pas trouvé la lune. Lune comme symbole de l'inaccessible, comme volonté d'échapper à sa condition d'homme, comme désir brûlant d'être heureux. Dès lors, malade de cette profonde impuissance à échapper au malheur, il va devenir manipulateur et sadique vis-à vis de son peuple et de ses plus proches serviteurs. Cette violence injuste et ravageuse va trouver un opposant en la personne de Cherea qui, révolté face à l'empereur liberticide, va carresser le projet de l'assassiner.

 

Le Malentendu

 

Martha et sa mère vivent seule dans l'auberge où arrive Jan. Ce dernier, revenu incognito d'une longue absence, est le fils et le frère, de retour pour aider les deux femmes. De leur côté la mère et la fille, rêvant de pouvoir enfin quitter cet endroit pour la mer, ce qu'elles n'ont jamais pu faire faute d'argent, projetent de tuer l'homme dans son sommeil, comme d'autres hommes avant lui, pour le voler et enfin échapper à leur condition. C'est trop tard, une fois leur forfait accompli, qu'elles s'apercevront que le mort était ce fils et ce frère.

Caligula, pièce en quatre actes créée en 1945, suivi de Le Mamentendu, pièce en trois actes créée en 1944, d'Albert Camus, Gallimard, Folio, DL 1992, 245p.

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