Aux attentifs silencieux de ces pages

Je ne sais pas précisément pourquoi j'ai créé ce blog. Le plaisir d'écrire ne suffisait-il plus qu'il a fallut que je sois lu ? L'éloignement de ceux qui comptent dans ma vie ? La nécessité d'échanger ? De prendre la parole ? De partager mes états d'âme, mes adhésions, mes rages, mes questions ? Tout cela sans doute.

Toujours est-il que depuis le début, des preuves de votre attention me parviennent par le biais de commentaires que vous laissez au bout de mes articles. Brefs ou longs, ils sont comme un écho aux textes que je publie ici. Sachez que j'ai choisi d'en être le modérateur et donc peux ou non les publier. Je le fais toujours. C'est à chaque fois une surprise et un plaisir de vous savoir penchés sur cette longue lettre. Un peu comme si, invisibles, vous lisiez au-dessus de mon épaule.

Je ne fais aucun travail de référencement de ce blog. Vous êtes très peu à le connaître, encore moins à le lire assidument et ça me va. Je ne recherche pas la lecture du plus grand nombre, mais une lecture attentive, qui prend le temps. Ce blog est un grenier ou un jardin en friche qui gagne du terrain. C'est un peu chez moi et j'espère un peu chez vous.

Vous avez peut-être remarqué les nouvelles rubriques : Arrête ton cinoche (commentaires de films que j'ai pu voir), Bullons un peu (commentaires sur des BD lues), Dico perso (sur les mots que je glane dans mes lectures). Je vais certainement en créer d'autres, sur la musique, le spectacle vivant... En fait je suis un collectionneur et je l'ai toujours été. En plus d'être un journal intime pas intime, ce blog devient un nouveau moyen d'exposer mes collections, des collections imparfaites, infinies. Un agglomérat de détails, de bribes qui me constituent. Un autoportrait qui s'efface à mesure qu'il se complète. Un exercice inutile désespéré et salvateur.

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